Nos métiers, recrutement
Il ny a pas que le brassage des bières qui nous distingue, il y a aussi le brassage des gens. Lentreprise fourmille de métiers différents allant du métier technique, à ladministratif en passant par le commercial. Les Brasseries de Bourbon, ce sont des centaines de milliers de bouteilles, mais aussi 291 salariés permanents.
A titre dexemple, voici un panel de recrutements possibles :
métiers administratifs et financiers (comptables, contrôleurs
de gestion, informaticien, employés administratifs, ressources humaines ), métiers commerciaux et marketing (chef des ventes, chefs de secteurs, promoteurs, chefs de produits marketing), métiers de distribution et de production (magasiniers, caristes, chauffeurs poids lourds, préparateurs de commandes, professionnels de la distribution et de la logistique, brasseurs, cavistes, conducteurs de machine), métiers de maintenance (mécaniciens, électriciens, techniciens de maintenance ).
Fabrice Boyer est responsable de fabrication bière. A 28 ans, le portois accède au nirvana des amoureux de la bière : Maître brasseur.
Un poste qui le fascine et quil apprécie à sa juste valeur. En digne successeur des brasseurs du 19e siècle, le nouveau responsable de fabrication doit rendre toute sa blondeur à la bière sans perdre une goutte de son goût.
Spécialiste en biotechnologie, il a tout de suite sauté sur loccasion offerte par les Brasseries de Bourbon. « Depuis le lycée, ma vocation cest lagroalimentaire». Alors quand le poste de maître brasseur sest libéré il na pas hésité : « Le métier de la bière me fascine.
Dabord parce que la Dodo est la boisson locale, mais surtout parce que le processus de fabrication dune bière est lun des plus complexe ». Et quand cest difficile, Fabrice est toujours de la partie.
Son parcours est une succession de chalenges.
Tous plus ardus les uns que les autres.
Lorsquil est arrivé aux Brasseries, il a démarré comme ouvrier avant de grimper les échelons.
Un « super alchimiste »
Un DUT (Diplôme universitaire technologique) en agroalimentaire décroché à Montpellier et plusieurs expériences en poche, dont un service militaire passé à Mayotte en Volontaire à laide technique (VAT), il sest présenté aux Brasseries de Bourbon.
Lentreprise lui a alors proposé de gravir les différents postes progressivement : opérateur de fermentation en 2000, chef déquipe brassage courant 2001 puis maître brasseur en 2004.
La formation était toujours au rendez-vous.
Plusieurs séminaires de spécialisation en techniques brassicoles à lInstitut de formation des boissons et des malteries (IFBM Nancy) et chez Heineken University (Hollande) parfait son savoir.
En 2003, il obtient son diplôme dingénieurs (ENITA Clermond-Ferrand).Aujourdhui, le responsable de fabrication bière coordonne 22 personnes pour produire 200 000 hectolitres de bière par an.
Une production qui na rien perdu de son authenticité : « Cest comme sil y avait plusieurs marmites en même temps sur le feu et que pour chacune delles, il fallait observer minutieusement la température, le temps de cuisson et les réactions biochimiques, cest un peu comme un super alchimiste».
Jean-Claude Técher, étiqueteur
Les Brasseries, cest toute sa vie.
A 42 ans, Jean-Claude Técher compte vingt-et-une années dancienneté au service de la Dodo ou des boissons gazeuses.
«Je recherchais un emploi et je suis tombé par hasard sur les Brasseries qui mont tout de suite employées». Aujourdhui, il ne changerait pour rien au monde dentreprise. «Les gens autour de moi sont fiers». Sil parle dabord de lambiance de travail et des collègues, cest peut-être pour cacher la rigueur de lusine: lever à quatre heures du matin, létiqueteur finit sa journée à 8h, 10h ou 12h selon les jours.
Avant darriver à ce poste, M. Técher a démarré comme manutentionnaire pour finalement avaler les formations internes et connaître plusieurs machines: laveuse (pour laver les bouteilles), soutireuse (pour les remplir), fardeleuse (pour empaqueter les produits) et enfin étiqueteuse.
André Pausé, coordinateur T.P.M. Pour le spécialiste des pannes, la qualité, cest sacré. «Nous sommes sûrs de notre produit avec tous les contrôles que nous effectuons. A cinq centièmes près, il est hors-norme!».
Depuis 1991, André Pausé donne quotidiennement le coup de pouce nécessaire aux machines pour quelles repartent lorsquelles toussotent un peu trop.
Son métier, il le fait avec passion: «Mon boulot me plaît bien, je suis attaché à la qualité, mais aussi à la quantité. Nous avons des objectifs que nous essayons dhonorer. Lambiance entre collègues est bonne. Ce rapport entre les personnes me tient beaucoup à cur». Pourtant, rien ne disposait le fou de construction automobile à entrer aux Brasseries.
Avec un peu de recul, il avoue que les machines ont énormément changé, avec un bémol tout de fois: «Lévolution est peut-être allée un peu trop vite par rapport aux mentalités».
Harry Coupama, brasseur
Derrière son écran de contrôle, le brasseur ressemble plus à un aiguilleur de voie ferrée quà un artisan veillant au mélange des ingrédients. Pourtant, Harry Coupama est tombé dans la bière dès son arrivée en 1979. «Jai commencé dès le début ici comme aide brasseur, puis, à force de travailler, je suis passé de manuvre à brasseur.
Un emploi que je fais avec passion. Quand un voyant sallume ou une sonnerie résonne, je ne suis pas tranquille tant que je nai pas trouvé la cause du problème».
A 44 ans, il veille aujourdhui sur les six cuves de brassages et fait partie dune équipe dune dizaine demployés.
Tout ceci au service du client : «A chaque fois que je vois des personnes buvant de la bière, je sais que les gens apprécient ce que je fais, et cela, cest vraiment une fierté intérieure».